Gestion des déchets de bureau et tri sélectif : décret 5 flux
Mettre en place un dispositif de tri efficace et conforme au décret 5 flux dans un environnement tertiaire.

Le tri sélectif au bureau n'est plus une option : c'est une obligation légale depuis le décret 5 flux. Mais entre l'obligation et son application réelle, il y a souvent un fossé. Voici comment ELITESY structure le dispositif chez ses clients tertiaires, avec un dispositif qui tient dans la durée.
Le cadre légal : le décret 5 flux étendu
Depuis 2016, étendu en 2021 et 2025, tout producteur ou détenteur de déchets de plus de 1 100 litres/semaine doit trier à la source : papier/carton, métal, plastique, verre, bois, biodéchets (depuis 2024), textiles, fraction minérale. Sept à neuf flux selon les sites. Le non-respect expose à une amende pouvant atteindre 150 000 €.
Le dispositif type d'un bureau
- Bac jaune : papier, carton, plastique, métal (selon territoire et collecte)
- Bac vert ou marron : verre
- Bac marron : biodéchets (épluchures, restes alimentaires)
- Bac gris : déchets ultimes (résiduels)
- Caissette DEEE : piles, ampoules, petit électroménager
- Box confidentiel : papiers à détruire (RGPD)
- Toner et cartouches : collecte fabricant ou prestataire dédié
Le piège : la corbeille individuelle
Les corbeilles individuelles sous chaque bureau cassent le tri : les collaborateurs y jettent tout en vrac, l'agent vide dans un seul sac. Le bon dispositif supprime les corbeilles individuelles et installe des îlots de tri (4 bacs accolés) tous les 15-20 postes.
Cette suppression provoque toujours des résistances initiales, mais transforme radicalement l'efficacité du tri (+40 à +70 % de tri effectif en moyenne).
La signalétique : claire, visuelle, multilingue
Pictogrammes universels au-dessus de chaque bac, codes couleur respectés, exemples visuels de ce qui va dans chaque bac (post-it adhésifs, gobelet, papier kleenex). Affichage en français + anglais sur les sites internationaux. Mise à jour à chaque évolution réglementaire.
Le rôle du prestataire de nettoyage
L'agent collecte les bacs et les regroupe au local poubelles en respectant la séparation. Il ne mélange jamais des flux différents — la traçabilité est rompue. Il signale les anomalies (bac jaune contenant des restes alimentaires) au référent site.
Cette discipline est l'une des plus discriminantes entre prestataires. Un audit du local poubelles indique en 30 secondes le sérieux du tri pratiqué.
Les biodéchets : nouveauté 2024
Depuis le 1er janvier 2024, tout producteur, y compris petit, doit trier ses biodéchets. Cela concerne les cuisines de bureau, restaurants d'entreprise, machines à café (marc). Solutions : bac dédié avec sac compostable, collecte par prestataire spécialisé, ou composteur sur site. Coût de mise en place : 500 à 2 500 € selon configuration.
Traçabilité et reporting
Bordereau de suivi de déchets dangereux (BSD) obligatoire pour DEEE, piles, toners. Registre annuel des déchets produits exigible au-delà de certains seuils. Rapport annuel au bilan RSE pour les sociétés concernées. Le prestataire de collecte fournit ces documents — exigez-les.
Le ROI mesurable
Un tri bien fait réduit la facture déchets ultimes de 30 à 60 %, la TGAP de 20 à 40 %, et valorise économiquement les flux (papier, métal). Sur un site de 100 collaborateurs, l'économie nette est de 2 000 à 5 000 €/an. Plus une contribution mesurable au bilan carbone.
Conclusion : un dispositif, pas un slogan
Le tri sélectif efficace tient dans le dispositif physique, la signalétique et l'engagement du prestataire. ELITESY accompagne les sites tertiaires de l'audit initial au reporting RSE.
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